Ah ! Elle ne se sent pas bien. Elle braille comme un putois dans sa tête. Elle fait trois claquettes avant de claquer en sanglots. Et puis en un claquement de doigts – sourire, ça ne fait rien. On tourne trois fois sur soi-même, trois fois la langue dans sa bouche, trois fois le coeur dans sa poitrine. On repart, on plonge – parce que la vie va, parce que le temps n’attend que pour nourrir notre ennui. Et ce mur, entre elle et les autres, de papier ou de verre – on va faire comme si on n’en avait que faire. Oui, on ne sait qu’en faire… Non, ça ne craquèlera jamais suffisamment. Il y a trop de vide dans cette nuée de postillons lumineux et sonores. Elle va encore détester le lendemain. Vomir sur le surlendemain. Le regard tiraillé vers l’ailleurs. Il y a tellement de chemin à faire. Toute joie n’est que saccade dans les trémolos baveux de l’existence. Cette nappe qui ne recouvre rien, cette nappe qui s’effiloche sans rien révéler – à coups de tenailles il faudrait pouvoir la saborder et révéler son envers. Une bonne fois. Parce qu’elle crève de rien et parce qu’elle est toujours un peu dégoûtante.